2256242_224Nathalie Gettliffe, condamnée par la justice canadienne à 16 mois de prison pour l'enlèvement de deux de ses enfants, va bénéficier d'une libération conditionnelle parentale à partir de samedi. C'est ce qu'on a appris vendredi de source judiciaire. Le parquet, qui avait émis un avis favorable à cette libération conditionnelle, a expressément renoncé à faire appel, a-t-on précisé de même source. Le juge d'application des peines (JAP) a décidé de prolonger les mesures de surveillance et de contrôle de Nathalie Gettliffe jusqu'au 30 avril 2008, soit un an au-delà de la peine qu'elle devait théoriquement purger.

Nathalie Gettliffe est incarcérée depuis son transfert en France le 22 décembre à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, après huit mois de détention au Canada. Elle avait obtenu deux permissions de sortie de trois jours pour Noël et le jour de l'An.

Enfants cachés par les proches

Après avoir plaidé coupable, elle a été condamnée le 4 décembre par un tribunal de Vancouver, en Colombie-Britannique, à 16 mois de prison pour l'enlèvement en 2001 de ses deux aînés, de 11 et 13 ans, nés de son mariage avec le Canadien Scott Grant. Ceux-ci ont été remis à leur père en juillet dernier.

Les enfants avaient été cachés dans un premier temps par des proches de la jeune femme avant d'être remis à leur père par la justice française au mois de juillet. Nathalie Gettliffe avait justifié son départ pour la France par l'appartenance de son mari à l'Eglise internationale du Christ, un mouvement considéré comme une secte en France, mais légal au Canada.

Une coopération semble nécessaire entre les pays pour coordonner les peines encourues. Considèrée comme coupable au Canada, elle ne l'est pourtant pas pour la France.